T3rra
← Retour au blog
21 août 2026

Le générateur procédural de Cairns : pourquoi pas des images ?

Chaque Cairn déposé dans T3rra est un empilement de pierres rendu à l'écran — mais aucune de ces pierres n'est une image. Il n'y a pas de dossier de PNG de rochers dans l'app. Chaque forme est calculée, en direct, à partir d'un seul nombre entier : le seed.

Quatre pierres, quatre seeds différents — dessinées en direct par ce navigateur, pas des images.

Pourquoi pas simplement des images ?

Stocker un millier de pierres différentes en PNG pèserait des dizaines de mégaoctets, pour un résultat qui reste fini — au bout d'un moment, les randonneurs reverraient les mêmes formes. Un générateur procédural ne pèse que quelques lignes de code, et peut produire une forme différente par utilisateur et par message, sans jamais rien télécharger.

Comment ça marche, concrètement

Le seed d'une pierre initialise un générateur aléatoire local (Random(seed)). Ce générateur perturbe légèrement huit points de contrôle répartis autour d'une ellipse — chaque point s'écarte un peu du cercle parfait, dans une direction et une distance déterminées par le seed. Ces huit points sont ensuite reliés par des courbes de Bézier cubiques plutôt que des lignes droites, ce qui donne un contour organique plutôt qu'un polygone. Un dégradé radial fait le reste pour donner un effet de volume.

Le point clé : le même seed produit toujours exactement la même pierre. Ce n'est pas de l'aléatoire pur — c'est déterministe. Deux randonneurs qui voient le même Cairn voient exactement la même forme, générée indépendamment sur chacun de leurs téléphones, sans qu'aucune image n'ait transité par le réseau.